Salt

Il y a quelques mois, je lisais un billet d’un autre blog discutant des films à venir et demandant aux lecteurs quels films ils attendaient le plus. J’avais (très puérilement, je reconnais) commenté en disant que j’attendais Salt et espérais voir Angelina Jolie se planter (*) … alors, c’est le moment du verdict …

En résumé

Travaillant sous la couverture d’une compagnie pétrolière fictive, Evelyn Salt est un agent de la CIA, spécialiste de la Russie. Alors qu’elle s’apprête à rentrer chez elle en fin de journée, elle est appelée à interroger un homme russe qui prétend avoir une information importante … selon lui, un agent dormant russe s’apprête à assassiner le président de la Russie, en visite aux États-Unis. Cet agent dormant aurait été formé depuis l’enfance et a remplacé un enfant américain, il vivrait depuis de nombreuses années, parfaitement intégré à la société américaine, sous le nom de Evelyn Salt …

Mon avis

Bon, pour commencer, il faudrait que quelqu’un explique une bonne fois pour toutes à Angelina que c’est pas parce qu’elle a fait fantasmer pas mal de monde en incarnant Lara Croft que elle est faite pour les films d’action. Le dernier en date, Wanted était ridicule, Salt est loin d’être meilleur.

En plus, si dans certains cas, dans le passé (revenons notamment à Tomb Raider ou encore à Mr&Mrs Smith), on utilisait beaucoup sa plastique avantageuse comme atout pour attirer le chaland, ici, ce n’est plus vraiment le cas et, par moment, je trouvais même sa maigreur limite dérangeante. Si ce n’était que ça, on pourrait encore s’en accommoder.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas grand chose à côté pour compenser.

Le scénario est très très basique, plein de choses abracadabrantes qu’on ne trouve que dans ce genre de films. Il ne prend même pas la peine d’utiliser une thématique actuelle en prenant des “méchants” qui viennent du Moyen Orient (enfin si, vaguement, à un moment donné, les Russes se disent que ce serait une bonne idée d’utiliser les Iraniens pour mettre de l’huile sur le feu). Des résidus de guerre froide, ça fait quand même très “années 70-80″ comme scénario. À se demander si ce n’était pas un vieux scénario qui trainait depuis ce temps là et qu’on a ressorti … et on n’a même pas pris la peine de l’épousseter comme il faut, on a juste un peu soufflé dessus pour faire partir le plus gros de la poussière. C’est certain qu’on n’attend pas d’un film d’action d’avoir un scénario très élaboré mais quand même, un effort minimum n’est pas superflu. Ici, il me semble que le seul effort a été de trouver une fin ouverte à une suite, au cas où. Dieu nous en préserve.

Quand on a affaire à un bon film d’action, même si le scénario est moyen, on voit que le gros du travail a été mis sur les cascades et/ou les effets qui rendront les scènes d’action spectaculaires. Malheureusement, même ces scènes là sont assez ordinaires par rapport à ce qu’on a pu voir ailleurs. Exemple : relativement tôt dans le film on a une scène de course poursuite … classique pour un film d’action … mais, ici, très, trop répétitive dans son montage (on a compris qu’elle peut s’échapper en sautant d’un camion à un autre, pas besoin qu’elle le fasse 5 fois).

Et puis, c’est pas le genre de film où on peut vraiment exploiter une grosse performance d’acteur (quand il y a beaucoup d’action, on peut à la limite souligner une performance physique). Ce n’est pas avec un rôle comme ça qu’Angelina Jolie peut être touchante, comme elle l’était dans Changeling (faut dire qu’il y avait ce bon vieux Clint pour la tenir dans le droit chemin).

Donc, en bref, c’est juste un film d’action très très très moyen. Oh certainement qu’il sera présenté à grand renfort de pub lorsque le temps sera venu de l’exploiter à la télévision (sur une chaîne qui sera très fière de présenter ça en première), et on peut franchement attendre ce moment là pour le voir … ou mieux, l’enregistrer et le regarder plus tard en passant en vitesse accélérée certaines scènes inutiles.

(*) Toujours dans le très puéril, je la trouve de plus en plus agaçante (même si elle figurait un temps dans la liste des actrices que j’aimais beaucoup) et me donne des envies de la baffer. Oh ! je vous vois venir … juste de la jalousie purement féminine, peut être un tout mini petit peu mais vraiment, vraiment pas que … mais c’est une autre histoire.

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Inception

Oui, je sais, ce n’est déjà plus tout neuf, mais c’est comme ça … j’ai (un peu) traîné en chemin. Ça arrive.

En résumé

Grâce au don particulier de s’infilter dans les rêves d’autrui, Don Cobb s’est spécialisé dans un type de “cambriolage” tout particulier : le vol d’information détenue par notre subconscient. En effet, pendant leurs rêves, les victimes sont beaucoup plus enclines à révéler des informations qu’elles ne donnerait pas en étant conscientes. Évidemment, Cobb ne se limite pas à voler des informations telles que des combinaisons de coffres-forts, il est aussi un atout majeur dans le monde de l’espionnage industriel.

Cependant, c’est un défi tout particulier qui lui est lancé, non pas voler mais implanter une idée dans le subconscient du rival de son client … avec, comme récompense à la clé, la possibilité pour Cobb de rentrer au pays, ce qui lui était impossible, étant recherché par tout ce qui ressemble à la police.

Mon avis

Au départ, en voyant les bandes-annonces et la promo autour du film, j’étais très partagée …

Du côté favorable, je voyais Christopher Nolan et, par conséquent, la promesse d’une réalisation spectaculaire (cfr The Dark Knight) et d’un possible scénario alléchant (cfr Le Prestige et Memento). Du même côté, je voyais évidemment Leonardo DiCaprio qui n’a décidément pas grand chose à se reprocher dans sa filmographie (il fait, selon moi, partie des très rares qu’on a vus commencer jeunes et qui vieillissent aussi bien qu’un bon vin) mais aussi Ellen Page que j’espérais aussi bonne que dans Juno.

Du côté moins favorable, je ne sais pas pourquoi mais je faisais un certain parallèle avec Shutter Island que je n’ai pas vraiment aimé (pas que c’était mauvais, simplement j’ai pas accroché, pour tout dire je me suis même endormie à un moment). Je mettais aussi Marion Cotillard parce que, oui parfois elle peut être bien mais plus souvent qu’à son tour, j’ai du mal.

Très heureusement, j’ai laissé le côté favorable l’emporter et il correspondait à peu près bien à ce que je pensais.

Comme je l’espérais, la réalisation de Christopher Nolan est impeccable et le scénario m’a beaucoup plus. Pour commencer, ce scénario a le bon goût d’avoir de l’originalité. Depuis quelques années, je trouve que le cinéma laisse beaucoup trop de place aux adaptations de séries télévisées, remakes plus ou moins hasardeux ou suites ineptes, donc un minimum d’originalité, ça fait beaucoup de bien.

Tout au long de l’histoire, on navigue entre monde réel et monde rêvé (dans le sens où on est dans un rêve, pas dans le sens d’un souhait). C’est aspect, s’il est mal travaillé, peut facilement basculer dans une histoire abracadabrante où le spectateur ne sait plus où il en est, ce n’est pas le cas ici. C’est assez bien amené pour qu’on ait toujours l’impression (la nuance est importante) d’avoir le contrôle mais sans pour autant prendre le spectateur pour un idiot qui ne comprendrait rien si on ne lui expliquait pas.

Certes, il y a des “explications techniques” sur le fonctionnement des rêves que je trouvais un peu lourdes mais, en fin de compte, il y en a assez peu pour que ce soit dérangeant.

Par cette construction, après avoir vu le film, on ne peut pas s’empêcher de se demander où est le rêve et où est la réalité. J’aime bien quand un film me donne ce genre de sensation. Aussi, tout en ayant conscience que c’est de la fiction pure, je me suis dis que certains de ces fameux détails techniques sont assez bien foutus pour qu’on se dise “oui, tiens, c’est vrai, quand je rêve …” Par exemple, quand on rêve, souvent on se retrouve à un endroit sans savoir  et sans se souvenir comment on y est arrivé (à vrai dire on ne se pose même pas la question), aussi, la notion de durée qui est très différente entre un rêve et la réalité.

Je trouve aussi que le thème du vol d’information est terriblement actuel quand on voit toutes les questions soulevées tous les jours sur les concepts de confidentialité, de protection de la vie privée, vol d’identité, etc. Avec ici, gravitant autour de cela, toute la question de la puissance qu’une idée peut avoir. Si elle était réelle, ce serait une arme assez redoutable de pouvoir créer un idée dans l’esprit de quelqu’un, tout en réussissant à ce que cette personne pense que c’est elle qui a eu cette idée toute seule.

J’aurais simplement une minuscule réserve sur la “mission” entreprise par Cobb et son équipe … alors, impossible de l’expliquer sans donner un minimum d’infos sur le déroulement du film … lorsqu’on s’infiltre dans le rêve de quelqu’un, on ouvre la possibilité de “rêves en cascade”, oui, rien que ça, on rêve dans un rêve, un peu le principe des poupées russes mais appliqué aux rêves … même si Cobb s’en tient habituellement à un ou deux niveaux de rêves, il réalise que pour résussir sa mission, il faudra construire quelque chose de plus complexe. Et c’est là que j’ai mis ma minuscule réserve, pour moi, il y a certainement un niveau superflu … je pense qu’on aurait pu tout faire tenir avec moins de niveaux de rêves dans la mission. Mais, en même temps, ce n’est pas vraiment dérangeant, ça ne complique pas pour autant l’histoire, ça n’enlève rien au film, c’était simplement inutile, à mon avis.

Du côté des acteurs, c’était aussi assez proche de ce à quoi je m’attendais … Leonardo DiCaprio excellent … Ellen Page, pas tout à fait aussi bien que dans Juno, mais pas mal du tout … Marion Cotillard un peu agaçante mais on s’en accomode … et des noms bien intéressants dans les seconds rôles, notamment Michael Caine et Cillian Murphy (qui commence à être un habitué des films de Nolan, après Batman Begins et The Dark Knight).

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Haro sur le pantalon blanc

Il n’a jamais été dans mon intention de faire quoi que ce soit qui ressemble à un blog vaguement modasse, fashion-victim ou quoi que ce soit du genre. D’une part, parce que cela ne rentre pas du tout dans le genre de thèmes que je comptais aborder ici et d’autre part, parce que je ne me sens pas, mais alors pas du tout compétente en la matière.

Ceci étant dit.

Un agacement plus ou moins important me fait (un peu) revenir sur cette intention.

Rassurez-vous, je ne vais pas me mettre à publier des photos décapitées et genoux tournés vers l’intérieur. Encore moins disserter à savoir si la couleur de l’été c’est tangerine ou bêtement orange … ah, on me dit que ça c’était l’été dernier (voire encore avant ça) … ça commence mal.

Bref.

Donc l’été, les chaleurs et compagnie sont revenus, pour notre plus grand plaisir. Ou juste pour le plaisir de râler qu’il fait donc trop chaud, que c’est insupportable, que le réchauffement de la planète, blablabla …

Mais, malheureusement, avec la période estivale, revient également le pantalon blanc (en fait la jupe blanche a un peu le même genre de problème … ainsi que d’autres pièces mais disons, “pantalon blanc” pour alléger le texte, qui commence à en avoir bien besoin).

Alors, c’est quoi mon problème avec les pantalons blancs ?

Le problème n’est pas avec le pantalon blanc en tant que tel. Je n’ai rien contre lui, c’est estival, léger, de circonstance, etc. Sauf que.

Sauf que, j’ai l’impression qu’une bonne proportion des personnes qui en portent n’ont pas la moindre once d’amour propre et font absolument abstraction du fait que, souvent, le pantalon blanc un peu trop léger a aussi la caractéristique d’être plus ou moins transparent, ou au moins translucide. Et c’est là que, personnellement, ça commence à sérieusement me faire mal aux yeux.

Bon sang, avant d’enfiler un pantalon blanc, pensez-y … pensez qu’on va possiblement voir un peu ce qui se passe en dessous et ce que vous portez, ou pas, en dessous. Et c’est là que je me dis que certains n’ont tout simplement pas d’amour propre … c’est pas juste se dire “Je m’en fous de ce que pensent les autres sur ma façon de s’habiller”, non, vraiment, ça va plus loin que ça.

Et vraiment, non, ce n’est pas sexy de dévoiler ses dessous ou son anatomie à ceux qui vous suivent dans les escaliers du métro. C’est juste un manque de classe.

Je ne suis vraiment pas du genre à juger ce que les gens portent ou à dénigrer quelqu’un qui ne porterait pas le bon style de soulier avec tel ou telle genre de veste. Et, moi aussi, j’ai beaucoup beaucoup tendance à largement privilégier le confort au détriment du respect des règles de bases de la mode.

Mais il y a des limites à ce que mes yeux peuvent supporter.

Encore ce matin, je voyais une femme, je dirais mi-trentaine, à première vue plutôt “propre sur elle”, pas un cheveu qui dépasse d’une coiffure manifestement travaillée avec soin, impeccable maquillage (ce qui à mon avis relève de l’exploit quand il fait chaud). Et puis, vlan, ça m’a littéralement sauté aux yeux, un string noir de mauvais goût sous le pantalon blanc en lin léger ! Et non, je vous jure que je ne reluque pas les fesses des femmes dans la rue … un homme j’aurais plus de mal à vous convaincre par contre.

Alors, probablement que le dit string est très approprié dans le cadre privé pour des activités disons, privées; mais là, le femme en question rentrait dans un édifice de bureau, j’en déduis qu’elle allait travailler. J’ai du mal à imaginer qu’elle puisse garder le moindre crédit vis à vis de ses collègues avec ce genre de détail qui tue … oh oui, certainement que quelques uns auront été émoustillés mais justement quelle relation professionnelle peut-on avoir après ça ?

Encore une fois, c’est juste un manque de classe.

Par pitié, pensez-à ce que vous laissez voir la prochaine fois que vous vous habillez.

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Twilight Hesitation (Eclipse)

Après ma confession d’hier et ma promesse à moi-même de ne pas snober le troisième film à sa sortie comme les deux autres, il fallait s’en douter. Je me suis (presque) précipitée pour aller le voir.
Leçons apprises :

  1. C’est tout de même préférable, à l’avenir, de ne plus aller voir des films pour ados le jour de leur sortie. Apprendre à se laisser quelques jours pour que les plus acharnés (plutôt les plus acharnéEs) se calment.
  2. Comme le laissait présager mon expérience de ces derniers jours, mon côté ado n’est pas mort … mais je suis tout de même soulagée de voir que mon côté adulte est (peut-être) quand même dominant (un peu).

(oui c’est l’affiche de France, ce qui explique la date de sortie … m’en suis rendue compte après insertion, trop fainéante pour changer)

En résumé

Après avoir été rechercher Edward en Italie, Bella et les Cullen sont de retour à Forks. Bella se trouve à la croisée des chemins, entre son avenir avec Edward et son amitié pour Jacob (qui lui en voudrait plus). Pendant ce temps, Victoria, toujours désireuse de venger la mort de James, monte une armée de vampires. La menace que représente cette armée va forcer les Cullen à unir leurs forces à celles de la meute de loups-garous dont fait partie Jacob, leurs ennemis ancestraux.

Mon avis

Ben oui quoi, c’est un film pour ados, rien de plus, rien de moins. Donc, ne surtout pas s’attendre à un chef d’oeuvre et effectivement, ce n’en est pas un.

Comme je n’ai toujours pas progressé dans la fille d’attente de la bibliothèque, je n’ai pas encore lu ce tome donc je ne peux toujours pas comparer l’adaptation au livre. Ce que j’en entends dire c’est que, comme pour le premier, c’est passé à la moulinette des raccourcis même si le gros de l’histoire est préservé. Je suis juste curieuse de vérifier si le message ultra-puritain de “pas avant le mariage” est aussi poussé que dans le film. L’auteure étant mormone, ça ne me surprendrait qu’à moitié.

Les loups-garous sont un peu moins pires mais ils sont toujours loin d’être réussis, ils font toujours terriblement faux. Pourtant, on devait bien se douter que quelle que soit la qualité du film, le tiroir caisse allait fonctionner (effectivement, on a déjà vu que le film avait battu les records en terme de ce qu’il a rapporté à une séance de minuit) et donc, il n’y avait pas de raison d’être radin sur les effets spéciaux … et si ils ont payé le gros prix, c’est encore pire de voir le résultat.

Le jeu des acteurs n’est vraiment pas spectaculaire, entre l’unique expression faciale de Robert Pattinson et Taylor Lautner qui sert essentiellement à montrer ses abdos, on a Kristen Stewart qui essaie de faire son possible mais a surtout l’air d’attendre juste qu’on en finisse.

Bref, ceci étant dit, je ne m’attendais pas vraiment à mieux et j’allais le voir en toute connaissance de cause mais avec, en même temps, mon profond (même si probablement passager) intérêt pour l’histoire, du moins telle qu’elle est racontée dans le premier livre. Et tout cela mis l’un dans l’autre, je suis très consciente d’avoir vu un film pas terrible mais que je n’ai pas pu m’empêcher de bien aimer … allez, j’avoue même qu’une des scènes m’a presque amené un début de larmes (ou du moins tout au plus un petit serrement de gorge) même si elle aussi était sur ce ton puritain. En fait, oui, c’était un gros plaisir coupable.

En réalité, l’aspect qui m’a le plus déplu ne venait pas du film mais du public présent. Manifestement, la grosse majorité des spectateurs (en fait je devrait dire spectatrices tellement il y avait peu de gars), était manifestement constituée de fans finis et probablement plutôt du camp “Team Jacob” (pour utliser le vocabulaire idoine) … et passablement exaltées de pouvoir finalement trouver une issue à l’impatience qui devait les tenailler depuis plusieurs mois. Je peux comprendre que le public réagisse pendant un film et souvent, ça fait partie de l’expérience mais, bon sang, retenez vous un peu les filles. Là, ce n’était pas juste réagir pendant le film, ça frôlait l’hystérie collective … chaque apparition de Taylor Lautner, en particulier lorsque torse nu, était ponctuée d’une vague de cris admiratifs … le paroxysme étant atteint lorsque Jacob et Bella s’embrassent (oui, voilà, je l’ai dit sans avertissement de spoiler …. mais il faudrait être bien naif pour que ce soit une surprise) … calmez vous les filles, la plupart ont lu le livre et savent (même moi en ayant pas encore tout lu je le sais) pertinemment bien que c’est avec Edward qu’elle finit, alors quoi ? Est-ce qu’elles s’imaginent que le film va être différent du livre à ce point ? Ce serait comme aller voir Titanic en pensant que peut être le bateau ne coulera pas à la fin.

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No Foot Tonight

Qui a dit que le mois de la coupe du monde de foot devait représenter, pour les filles, un mois de souffrance / désintérêt total de la part de l’homme de la maison / même pas le choix de ce qu’on regarde à la télé ???

Laissons les gars à leur foot et on en profite pour dépenser … ça leur fera les pieds !

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Ne jamais dire jamais

Je déteste profondément le reconnaître, surtout publiquement, mais j’ai eu tort. Enfin presque tort.

Disons plutôt que j’ai (un peu) révisé mon jugement.

Il n’y a pas si longtemps encore (jusqu’à dimanche dans l’après-midi en fait), je prétendais que “Pff, Twilight ça ne m’intéresse pas … pfff un truc d’ados … pfff des vampires et des loups garous, tu parles de débilités … j’ai passé l’âge” … enfin, j’en passe mais vous voyez l’idée (même si en son temps, je fus moi-même accro aux 2-3 premières saisons du Buffy … mais bon, j’étais plus jeune aussi).

Et puis, donc, dimanche après-midi, avertie que j’avais été par la bibliothèque de la disponibilité d’un DVD que j’avais réservé, je vois traîner à ladite bibliothèque un exemplaire du premier tome de la saga (le livre donc, point le film) et me disant que, quand même, il ne fallait pas mourir idiote, je l’emporte pour me conforter dans mon idée précédemment décrite.

Faut croire que certains secteurs de mon cerveau ont encore 15 ans ou moins.

En fait, je l’ai commencé le soir même (histoire de me débarrasser pensais-je) et je l’ai lâché de mauvaise grâce vers 1h du matin parce que faut quand même bien dormir un peu. Ouais, je pense que j’étais mordue.

Depuis, je l’ai fini lundi soir et j’ai pesté que le deuxième tome ne soit pas disponible à la bibliothèque, que je doive le réserver et que je sois quatrième dans la file d’attente. Depuis lundi je regarde frénétiquement et 2 fois par jour si la file d’attente a avancé et je peste contre ceux qui ont un des exemplaires chez eux en me disant qu’ils ne sont vraiment pas rapide pour lire le livre. Du coup, je me suis déjà mise dans la file d’attente de réservation pour le troisième tome …. je me dis qu’étant en dixième position, entretemps, soit ça m’aura passé et je serai redevenue une adulte, soit j’aurai craqué d’impatience et j’aurai été l’acheter (tiens, tiens, j’ai justement une paie qui tombe demain).

Bon alors, on ne va tout de même pas exagérer, ce n’est pas une grande oeuvre littéraire au sens où l’entendent généralement les brillants esprits académiciens ou autres. Ça reste quand même au départ un livre pour ados. Mais il y a quelque chose dans le style d’écriture qui a su me garder en haleine et avide de connaître la suite. Et puis, un truc léger qui se lit vite, c’est toujours agréable l’été.

Bien entendu, je ne me suis pas arrêtée en si bon chemin et j’ai vu les deux premiers films que j’avais royalement snobés et/ou soigneusement évités à leur sortie. Globalement, j’ai assez aimé mais beaucoup, beaucoup moins que le livre. Puisque que les emprunteurs actuels sont des escargots de la lecture, je ne pouvais comparer que le premier épisode mais je me doute que ça doit être pareil pour le deuxième. Les adaptations cinématographiques de livres sont assez rarement à la hauteur du roman pour toutes sortes de raisons et/ou de contraintes techniques. Ici, on y échappe pas, plusieurs raccourcis sont pris dans l’histoire, certains passages que j’ai adorés dans le livre (exemple : quand Edward emmène Bella dans la clairière pour lui montrer de quoi il a l’air au soleil) sont loin de répondre à mes attentes dans le film. Et puis, considérant les techniques actuelles utilisées dans d’autres films, les loups-garous du deuxième film sont assez ratés et font terriblement faux.

N’empêche, l’hémisphère adolescent de mon cerveau était ravi.

Oui, j’envisage de consulter bientôt.

Non, je n’en suis quand même pas au point de me pâmer en voyant Robert Pattinson ou Taylor Lautner.

Non, je ne snoberai pas le troisième film comme les deux premiers.

Et pendant ce temps là, je suis toujours quatrième dans la file de réservation à la bibliothèque.

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Harry Potter and the Deathly Hallows – Bande Annonce

Pour un peu patienter les 5 mois qui restent avant la sortie de la première partie, on a vu fleurir un peu partout la première bande-annonce de Harry Potter and the Deathly Hallows … alors ne nous en privons pas (parce qu’on est tous un peu impatients …. si, si, avouez … au moins un tout petit peu).

Faut-il rappeler que, pour faire plus d’argent, le dernier tome des aventures d’Harry Potter sera adapté en 2 parties. La première sortira en novembre 2010 et la seconde en juillet 2011 (ouaip, encore un an à patienter) … évidemment, on aura droit à la 3D cette fois.

Il y a quelques temps, j’avais vu un épisode des Simpsons dans lequel Homer explique que ses critères pour avoir un bon film c’est des vampires et des explosions … Je ne sais pas si il y aura des vampires (pour cela on se rabattra sur le troisième Twilight qui sort cette nuit) mais, si on se fie à la bande-annonce, on devrait avoir notre quota d’explosions.

Ça promet d’être sombre et explosif …

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Le baiser du barbu

On reste dans le cinéma québécois pour ce billet avec “Le baiser du barbu“, second film réalisé par Yves Pelletier.

En résumé

Benoît, acteur qui n’arrive pas à percer et serveur pour payer le loyer, se laisse pousser la barbe pour un rôle. Par un heureux hasard, ce nouvel attribut coïncide avec l’apparition d’un certain succès mais aussi, plus malheureusement, avec l’apparition, pour sa compagne Vicky, de symptômes pathologiques assez inquiétants. Et bientôt Vicky posera un ultimatum à Benoît … choisir entre elle ou sa barbe …. entre son succès et leur couple.

Mon avis

Le film se pose comme une comédie romantique classique et légère et devrait être pris comme tel.

Même si son traitement reste très classique pour un film du genre, l’idée de départ est intéressante et pose d’inévitables et éternelles questions de relations de couple … jusqu’où est-on prêt à aller pour l’autre ? quel sacrifice peut-on faire pour son couple et pour l’engagement qu’il représente ? tient-on assez à son couple pour renoncer à d’autres choses ?

Je ne pense pas que le film ait la prétention de vouloir aller vraiment plus loin que ça. Le but est de divertir avant d’amener une réflexion vaguement psychologique profonde. Et, en tant que spectateur, on ne doit pas s’attendre à plus que justement un divertissement léger.

Je regrette un peu qu’à force de vouloir garder l’équilibre entre comédie et romantisme, le film n’aille assez loin ni dans la comédie, ni dans le romantisme. Oui, il y a des passages amusants mais, à mon sens, rien à se taper sur les cuisses … pour quelqu’un qui a quand même été dans un groupe d’humoristes purs (Rock et Belles Oreilles), je m’attendais à plus de gags. À moins que, justement, il n’ait voulu éviter le piège de tomber dans un film caricatural à l’excès. Un peu pareil pour le côté romantique … il me manquait un petit quelque chose pour m’attacher plus au couple formé par les personnages … il me manquait la petite magie qui fait qu’on veut absolument qu’ils finissent ensemble à la fin.

Attention, ne me comprenez pas mal, j’ai aimé le film pour ce qu’il est et il m’a fait passer une soirée agréable mais j’aurais aimé qu’il aille un tout petit peu plus loin.

À la réflexion, je me dis que la comédie romantique est peut être bien un genre pas si facile à réussir que cela n’en a l’air. Parce que justement, on ne veut pas que ça soit trop une comédie et on ne veut pas que ce soit trop guimauve gnangnan. Et, en même temps, il faut une histoire et un scénario suffisamment consistant pour tenir la durée du film sans ennuyer le spectateur. Et, Le baiser du barbu offre justement un scénario qui a cette qualité de nous garder attentifs.

David Savard, l’acteur qui incarne Benoît, est tout à fait à sa place dans le rôle, très convaincant.

Assez étrangement, j’avais l’impression que la toujours charmante Isabelle Blais était un peu en retrait. Dans une comédie romantique, il me semble que les 2 acteurs qui incarnent le couple sont des rôles principaux pourtant, je suis restée avec le sentiment qu’elle le jouait comme un second rôle qui ne doit pas prendre le pas sur le rôle principal.

Autour d’eux, dans le nuage de second rôles qui forment l’entourage du couple, seul Louis-José Houde sort du lot … certes son personnage de réalisateur est caricatural mais c’est le genre de trucs qu’il fait le mieux. Et c’est justement ce que j’aurais aimé un peu plus voir pour le côté “comédie” du film.

Maintenant, je pense que d’ici à Filière 13 (que j’attends avec impatience) début août, je ne vois pas grand chose à se mettre sous la dent en cinéma québécois et on va donc en revenir aux bon gros blockbusters estivaux qui tachent.

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Les amours imaginaires

Même si je n’avais pas été emballée plus qu’il ne faut par J’ai tué ma mère, le premier film de Xavier Dolan, les bandes annonces, articles, et autres m’ont assez intriguée pour avoir envie d’aller voir son deuxième film, “Les amours imaginaires“. Et je n’ai pas regretté du tout.

En résumé

Francis et Marie, deux amis apparemment assez proches rencontrent Nicolas et tombent tous les deux instantanément sous le charme. S’en suit une relation triangulaire un peu étrange dans laquelle Francis et Marie alimentent leur imaginaire en interprétant les gestes et les mots de Nicolas. Mais, ne sont-ils pas, en même temps, très conscients que leur amour n’est pas partagé ? Et leur amitié est-elle le prix à payer pour arriver à leurs fins ?

Mon avis

Je pense que si j’ai plus aimé ce film que le précédent parce que le thème m’intéressait plus. C’est certain que rien que cela, ce n’était pas suffisant, encore fallait-il que le sujet soit traité d’une façon correcte. On a beau avoir le meilleur sujet de scénario, si on n,est pas capable de l’exploiter, cela ne fera jamais un bon film. Donc le thème m’intéressait plus ou plutôt les thèmes, car s’il est surtout question de ces amours qu’on s’invente, qu’on attend de se voir concrétiser, de tout ce qu’on peut faire (même si c’est parfois limite humiliant) pour attirer l’attention de quelqu’un qu’on aime, il est aussi énormément question d’amitié et de la confrontation qui peut surgir entre amour et amitié.

Xavier Dolan a gardé son histoire assez simple, pas de situation alambiquée, de “hasards de scénario” complètement improbable et c’était probablement mieux ainsi. Il réussi ainsi à ne pas perdre l’intérêt du sujet dans des détours inutiles.

On sent qu’un travail important a été fait au niveau de l’esthétisme du film, la lumière, les jeux de couleurs, etc. J’ai trouvé cet aspect du film proche du sans faute. Xavier Dolan a ici beaucoup utilisé les ralentis et c’est souvent très approprié mais (parce que quand même, tout n’est pas toujours idéal dans ce bas monde) il arrive quand même très proche de la limite ou “trop de ralenti tue le ralenti”. Il n’en aurait pas fallu beaucoup plus pour arriver à l’écœurement.

Le choix des musiques/chansons qui soutiennent les images est aussi un très bon point pour le film. C’est un des aspects que j’ai particulièrement apprécié.

L’histoire des 3 protagonistes principaux est régulièrement interrompue par les témoignages de quidams qui nous parlent de leurs déboires amoureux … j’ai trouvé que c’était une façon astucieuse de donner un rythme particulier au film, cela évite de donner l’impression que l’histoire traîne en longueur, les interruptions en tant que telles sont intéressantes et en même temps, on attend de revenir au film pour connaitre la suite.

Au niveau de l’interprétation, c’est surtout Monia Chokri (Marie) qui se distingue à mon avis. Lorsqu’on regarde le générique, on s’aperçoit que Xavier Dolan est intervenu dans de très nombreux aspects du film (outre la réalisation et le scénario, il a aussi fait le montage, est intervenu dans  les choix de costumes, la musique …..)  et, selon moi, le côté acteur, sans être mauvais (pas du tout), ce n’est pas le meilleur. Je pense qu’il pourrait un peu “lâcher prise” en laissant s’approprier ses personnages par d’autres acteurs … avec un bon choix d’acteur, le film ne perdrait pas au change.

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Sex and The City 2

Bon, ça c’est fait … c’est vu, parce que je ne voulais pas écouter les mauvaises critiques et me faire mon propre avis. Leçon apprise : c’est parfois inutile de vouloir se faire son propre avis.

En résumé

On retrouve Carrie Bradshaw, et bien entendu ses 3 acolytes, après 2 ans de mariage avec Big. L’occasion de faire le point sur les bienfaits (ou non) du mariage, avec évidemment la vision de chacune des 4 filles du groupe.

Mon avis

Dèjà, j’ai eu du mal à pondre 2 phrases pour résumer le film … ça donne un idée du vide sidéral qui sert de scénario !

Oh oui, j’aurais pu dire qu’on assiste au flamboyant mariage (gay) de Stanford (probablement le plus proche ami de Carrie en dehors de 3 filles de sa bande), j’aurais pu parler de leur voyage au Moyen-Orient (ou se déroule l’essentiel du film) … mais je pense que ces aspects n’étaient que des prétextes à la réflexion sur le mariage. Ou c’est ce qu’ils auraient du être parce qu’en réalité la réflexion tourne bien court au bout du compte.

Donc, niveau scénario, on n’est pas loin du zéro pointé.

Tout au long de la série, New-York est quasiment un personnage à part entière et occupe une place très importante. C’était déjà moins le cas dans le premier film, dans celui-ci, les filles auraient pu avoir déménagé au fin fond de n’importe quel état des États-Unis que ça n’aurait fait aucune différence. Entre le mariage dans le Connecticut (ou ailleurs, peu importe) et le voyage à Abu Dhabi, il ne restait pas beaucoup de place pour la Big Apple. Sans que ce soit la pire chose, c’est dommage d’avoir dénaturé cet aspect.

Un autre point négatif donc.

Sans être une comédie pure basée exclusivement sur les gags, la série contenait souvent des passages savoureux de drôlerie. Dans le film on n’en est loin.  Le seul passage ou j’ai ri de bon coeur est lorsque Charlotte se vide le coeur sur son expérience de mère, devant une Miranda qui l’encourage à se libérer de ce poids. Je ne sais pourtant pas si j’ai ri parce que la scène était vraiment drôle ou simplement parce que, comparé au reste, j’ai pensé que c’était drôle.

Enfin, les personnages … bon sang … les personnages.

Carrie Bradshaw est une caricature d’elle-même … elle se pense en pleine crise de la quarantaine … moi je trouvais qu’elle avait l’air en pleine crise d’adolescence. Sauf que faire une crise d’adolescence quand on est dans la quarantaine, c’est parfaitement ridicule. Lorsqu’on veut lui donner un semblant d’humanité, la rendre compatissante au sort des femmes musulmanes, c’est fait de façon très maladroite, pleine de clichés et de préjugés typiquement américains. Alors qu’on avait là l’occasion d’une réflexion intelligente, on a une bande de touristes américaines qui dissertent sur la façon de manger des frites lorsqu’on porte le hiqab !

Miranda, que j’ai toujours considérée comme un personnage intéressant est malheureusement trop en retrait et présenté essentiellement comme une maniaque du contrôle et de l’organisation (ce qui est un peu vrai). Dans ce film, son personnage semblait pourtant vouloir prendre un tournant intéressant lorsqu’elle réalise le plaisir qu’elle a à être présente pour son fils … malheureusement cet aspect n’est pas exploité plus loin.

Charlotte est égale à elle-même …. parfaite épouse et mère de famille en apparence … névrosée en réalité … et pourtant, des quatre, c’est elle que j’ai trouvé la moins pire.

Comme Carrie, Samantha est une caricature d’elle-même, peut être même en pire. Vraiment, le coup de la nymphomane ménopausée qui se fait arrêter pour son comportement “indécent” sur une plage … c’est juste trop !

Oh certainement que le film va évidemment faire ce qu’il faut comme entrées, parce que ça reste un film de filles qui trouvera certainement son public et que toute une tranche du public voudra laisser sa chance au produit mais c’est franchement un film dont on aurait pu se passer.

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